07 FÉV. – PORTRAIT : ELISE FOSSARD

#PORTRAIT 

Rencontrée au hasard des terrains de concours du circuit Poney CSO lorsqu’elle montait la merveilleuse Rafale de Beausse, originaire de Normandie et globe-trotteuse dans l’âme, aujourd’hui je vous présente l’interview d’Elise Fossard.

Elise, peux-tu nous parler de ce que tu fais actuellement ?

En septembre, je suis rentrée en BAC + 3 à Caen, mais cela ne me plaisait pas. Actuellement, je viens de rentrer au service de Franck Anne, un entraineur de trotteur, sur un mi-temps, car j’aimerai monter davantage en course. Le reste du temps, j’entraine un cheval de course, que j’ai acheté il y a quelques mois, qui était condamné car il avait un gros problème de jambe, et qui est désormais réparé mais qui demande 3 heures par jour d’entrainement et de soins (il demande à lui tout seul autant de temps que 3 enfants en bas âge !). Ensuite, Je m’occupe de toute la partie communication de l’écurie de trotteurs et galopeurs de Louis Baudron, où j’en profite pour monter quelques lots de galopeurs dès que je peux. Et enfin, j’ai aussi mon entreprise personnelle, Elise Fossard Photos & Communication, à gérer parmi tout cela !

Tu as grandi dans une écurie de chevaux de course, peux-tu me raconter ton enfance dans ce milieu ?

En effet, j’ai grandi avec les chevaux, puisque mes 2 parents sont entraineurs. Petite, je n’allais pas vraiment aux courses, je ne m’intéressais pas vraiment à ce domaine, mon frère (aujourd’hui opticien) était plus incollable que moi sur les résultats des grandes courses. Je faisais beaucoup de sulky avec ma maman, je montais avec elle sur le sulky jusqu’à mes 11 ans environ, après j’étais trop grande, plus de place…!

Comment as-tu débuté ta carrière de cavalière ?

J’ai toujours plus ou moins monté à cheval, mais jusqu’à environ 12 ans, j’avais très peur… Même les barres au sol étaient toujours trop hautes! (rires). Ma carrière de cavalière a, je pense, vraiment commencé lorsque j’ai eu ma première ponette de concours, Rafale de Beausse, lorsqu’elle avait 3 ans. Beaucoup de choses ont vraiment commencé grâce à elle. Elle était jeune, j’étais jeune, elle ne savait pas travailler, je ne savais pas vraiment monter à cheval, mais nous nous sommes débrouillées! Nous avons fait les Cycles Classiques 4 ans puis 5 ans avec les championnats de France en fin de saison, ensuite elle a été vendue à Paris, chez Roger Yves Bost, car j’étais trop grande. Elle est revenue chez moi, je souhaitais la récupérer comme poulinière pour commencer mon propre élevage de Poney Français de Selle. Je vais donc avoir mon premier foal cette année par Don Juan V. Après elle, j’ai eu plusieurs poneys, avec qui j’ai pu faire quelques bonnes épreuves, avec toujours comme objectifs les championnats de France à Lamotte Beuvron. Une fois l’époque poney terminée, je suis passée à cheval, j’ai donc eu une superbe jument qui avait fait de grosses épreuves (1m45), dans laquelle je fondais beaucoup d’espoir pour faire de belles épreuves, malheureusement, elle a cassé. A partir de là, j’ai arrêté le concours, et je me suis uniquement dirigée vers les courses.

Peux-tu nous raconter tes années de compétitions sur le circuit poney?

J’ai commencé par des concours d’entrainements avec des poneys de club. Comme je l’ai dit plus haut, cela a vraiment commencé quand j’ai eu Rafale de Beausse. J’ai passé quelques années sur le circuit des jeunes poneys avec elle. Ensuite, je suis passée sur le circuit Ponam, avec différents Poney, Raiatea Domain, Puma de Briacé, Qauthy des Nouettes… De très beaux souvenirs !

Parallèlement, as-tu toujours drivé ou monté des chevaux de course ?

Non, je n’ai pas toujours monté ou drivé en course. Premièrement, j’avais peur et j’étais trop petite dans le sulky…! J’ai vraiment commencé à monter lorsque j’ai eu 16 ans, je pense avoir eu un déclic dans ma tête, car 16 ans est l’âge auquel les jockeys peuvent avoir une licence pour courir en course. L’anniversaire de mes 16 ans était le 16 aout, j’ai commencé à monter des trotteurs au travail dès le lendemain et j’ai fait ma première course 3 mois plus tard en octobre. J’ai d’ailleurs fait cette première course avec le cheval qui m’a offert ma première victoire, Seigneuret Volo! J’ai toujours eu une préférence pour les galopeurs et j’ai longtemps voulu être entraineur de galop. Je m’achèterai un galopeur pour courir en amateur quand je le pourrai, le risque sera moins important…

Peux-tu nous parler de tes voyages à l’étranger et de tes reportages photos dans les écuries de course là-bas ?

Pour ce qui est des voyages, je pense être une grande vadrouilleuse dans l’âme, j’aime découvrir, apprendre, et m’intéresser aux autres et au monde qui nous entoure. Je pense que cela suffit pour prendre son sac et aller voir ce qu’il se passe ailleurs. Savoir monter à cheval est pour moi, le meilleur passeport au monde. Des chevaux il y en a partout, c’est comme la restauration, un barman trouvera toujours du travail n’importe où dans le monde… à l’inverse, ce sera plus difficile pour un avocat par exemple… ! Donc je profite de savoir monter à cheval pour voyager. Ma technique est simple, je trouve une écurie pour monter et travailler, et je propose ensuite mes photos et durant mes temps OFF, je vadrouille pour faire des photos à droite à gauche. C’est de cette façon que j’ai pu aller aux USA, en Irlande, Suède, Italie, Angleterre, Irlande et en Australie.

Comment est venue l’idée de ton entreprise de Communication ?

Au début, je faisais des photos pour le plaisir, puis au fil du temps, j’ai eu de plus en plus de demandes, donc j’ai été obligée d’officialiser les choses et de créer mon entreprise, que j’ai depuis bientôt 3 ans. La partie communication est toute récente, depuis seulement quelques mois. Je fais majoritairement des photos de chevaux, mais depuis 1 an, je fais également de nombreux mariages durant la belle saison ainsi que des photos de nouveau-nés. En fait, je prends tout ce qui se prend en photo, alors cela fait beaucoup de travail !

Et l’avenir, tu l’imagines comment ?

L’avenir, j’y pense forcement. Mais j’aime vivre l’instant présent, car on ne sait jamais de quoi demain sera fait. Ce que je ne sais pas, c’est si je ferai ma vie en France. J’y suis actuellement, mais demain, je peux tout plaquer et partir à l’autre bout de la planète. Mon ennemi est la routine! Il est tellement facile de voyager désormais, que ce serait dommage de ne pas le faire. C’est tellement enrichissant de découvrir des choses que nous n’avons pas chez nous, des gens complètement différents de nous mais qui vont vous apprendre un tas de choses. Ce n’est pas toujours facile, surtout lorsque l’on voyage seul, mais cela fait grandir, même quand on ne pense plus pouvoir grandir ! Sur un point de vu professionnel, J’aimerai développer d’avantage, mon entreprise de photo-communication, à l’échelle internationale, bien que le côté photos soit déjà convenablement développé à cette échelle. mais j’aimerai toujours avoir un cheval de course à entrainer à coté, et developper d’avantage mon élevage de poney français de selle, il y a un important business dans ce domaine avec l’étranger notamment.

Et pour terminer ?

Si j’avais des personnes à remercier, ce serait, en premier, mes parents et mon frère pour l’éducation et les valeurs qu’ils ont pu me donner et aussi pour me supporter chaque jour, car je ne suis pas facile à vivre !!! Mes ami(e)s, que j’ai depuis toujours et ceux qui sont arrivés en cours de route! Mais aussi, Amandine et Louis Baudron, ma deuxième famille, à qui je dois beaucoup.

Si vous souhaitez découvrir les photographies réalisées par Elise : site internet d’Elise FOSSARD.

Vous pouvez aussi suivre toute son actualité sur sa page Facebook : Page Facebook d’Elise FOSSARD.

À tout bientôt pour un nouveau portrait !

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